Production et recyclage du papier
Le papier est un élément aujourd’hui indissociable de notre quotidien. Nous aurions toutefois tendance à oublier que la matière première pour sa fabrication est le bois. Environ 5 kg de bois sont nécessaires à la fabrication d’un emballage de papier blanc (source : Association suisse pour la promotion du papier plus écologique et de l'écologie au bureau - ASPE).
Des quantités de bois sont abattues pour la fabrication du papier, souvent pour satisfaire la demande croissante des pays industrialisés. La quantité de papier utilisée est en effet directement liée au niveau de vie. La consommation moyenne mondiale est de 50 kilos. En Suisse, près de 260 kilos de papier par habitant et entreprise sont consommés chaque année. A Nyon, seuls 80 kilos par habitant sont récupérés, soit un taux de recyclage de 25 à 30%. C’est insuffisant.
A Nyon, le papier et le carton sont collectés au porte-à-porte, à la déchèterie ou encore aux éco-points. Acheminés à Genève, ils sont alors compactés en balles. La papeterie réduit ces dernières en pâte, en y ajoutant de l’eau. Encre, colle, plastiques et agrafes sont retirés de la pâte avec du savon et de l’oxygène. Des additifs viennent ensuite enrichir la pâte. Cette dernière passe par un tamis déroulant pour former enfin de longues feuilles qui seront pressées et séchées, avant d’être enroulées.
Le papier recyclé est un papier dont les fibres proviennent de papier usagé retraité. Le principal bénéfice est une réduction de la consommation de bois, de l’apport en eau et en électricité. Chaque fibre est utilisée 3 fois en moyenne avant d’être incinérée.
Récupérer et recycler, c’est très bien. Mais le meilleur déchet reste celui qu’on ne produit pas. Agir sur sa consommation permet d’économiser des ressources.
En conclusion, le bois est une ressource naturelle qui peut être épargnée si on l’utilise avant tout avec parcimonie, qu’on le réutilise et qu’on le recycle.
Chacun peut à son échelle participer à une utilisation intelligente et parcimonieuse du papier.
- Soyez producteurs de matière première secondaire par le tri du papier et du carton. Attention, mouchoirs en papier, papiers ménage et hygiénique, papier gras, nappes, serviettes, papier de fleuriste, cartons d’emballages souillés ne se recyclent pas ! lls pourraient bloquer les machines lors du recyclage.
- Choisissez les produits qui sont présentés avec un minimum d’emballage.
- Placez un autocollant «Pas de publicité» sur la boîte aux lettres.
- N’imprimez que les courriels importants. Pourquoi ne pas faire circuler un document au lieu de l’imprimer à plusieurs reprises?
- A l’achat, privilégiez le papier recyclé. Le papier 100% recyclé, label «L’ange bleu» est recommandé. Notons que l’utilisation du papier recyclé dans les photocopieuses et imprimantes n’est plus problématique.
- Si vous devez tout de même acheter du papier à base de fibres vierges, privilégiez le label FSC qui garantit la provenance du bois de forêts durables.
La pâte de bois «mécanique» est produite avec du bois écorcé, râpé et mélangé avec de l’eau. Les fibres sont ensuite transformées en une pâte liquide, un mélange de cellulose et de lignine. Ce premier papier est utilisé pour les journaux. Il est en effet peu solide et jaunit rapidement.
S’agissant de la pâte de bois «chimique», les copeaux de bois écorcés sont cuits avec du réactifs pour dissolver la lignine indésirable et séparer les fibres. La pâte ainsi fabriquée ne contient presque pas de cellulose. Le papier obtenu est souple, solide et ne jaunit pas.
La pâte de bois obtenue dans les deux cas est brune. Elle est alors blanchie avec de l’oxygène et du chlore (source : Coopérative romande de sensibilisation à la gestion des déchets - COSEDEC).
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