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Référendum sur l’octroi d’un terrain à l’EVAM : recentrons le débat et rappelons le véritable enjeu de ce vote

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Municipalité de Nyon - 7 septembre 2017
Le 24 septembre, les Nyonnais sont appelés à se prononcer sur l’octroi d’un terrain à l’Etablissement vaudois pour l’accueil des migrants (EVAM). A moins de trois semaines du scrutin, la Municipalité tient à rectifier certaines des allégations des opposants, et surtout à rappeler le véritable enjeu de ce vote, bien au-delà de toute argumentation technique : les Nyonnais sont-ils prêts à accueillir dignement sur leur territoire, à l’instar de nombreuses villes vaudoises, des femmes, des hommes et des enfants qui ont dû fuir leur pays ?

 

Foyers EVAM : 57% de femmes et d’enfants

A ce jour, l’ensemble des foyers collectifs de l’EVAM similaires à celui projeté à Nyon, accueillent en tout 35% d’enfants, 22% de femmes et 43% d’hommes, dont une bonne partie de pères de familles. Tous les foyers de l’EVAM sont constitués de chambres pour deux à quatre personnes, avec des cuisines et des sanitaires communs. Les familles sont souvent placées dans deux, voire trois chambres contiguës et qui peuvent parfois être reliées entre elles.
Il est donc faux de prétendre que la construction de l’EVAM n’est pas prévue pour des familles, et qu’elle n’accueillera que des hommes seuls.


Un nombre de requérants maximal, bien en-deçà d’autres villes comparables

La Municipalité ne souhaitant pas articuler de chiffre incertain, elle a décidé d’annoncer le nombre maximal de requérants que le projet soumis au vote pourra contenir, soit 180. Or même si ce chiffre est un plafond (en l’état les estimations sont plutôt aux alentours de 120-140), il reste bien inférieur en proportion à de nombreuses villes du canton : Vevey, 19'605 habitants, 222 requérants, Crissier, respectivement 7636 et 279, Yverdon 29'570 et 496.
Il est donc faux de prétendre que le projet est démesuré. Il ne consiste qu’à prendre nos responsabilités, comme les autres villes du canton, pour accueillir dans des conditions décentes des personnes en détresse.


Un projet totalement transparent, à chaque étape

Le projet approuvé par le Conseil communal présente l’ensemble des informations dont la Municipalité dispose à ce stade, comme pour chaque objet qu’elle lui soumet. La méthode et la manière ne sont pas différents que pour les autres projets comparables, par exemple lorsqu’elle a proposé l’octroi d’un terrain (droit de superficie) pour un EMS aux Tines. Et la suite du projet (élaboration d’un plan d’affectation cantonal, mises à l’enquête, etc.) permettra aux citoyens de se prononcer sur celui-ci au fur et à mesure de son avancement.
Il est simplement faux de prétendre que ce projet échappera aux autorités et aux citoyens nyonnais.


Les arguments techniques pour cacher le véritable enjeu

La Municipalité pourrait argumenter encore sur trois pages au sujet de chaque contre-vérité ou chaque allégation fallacieuse avancée par les opposants. En termes de sécurité, de politique de logement, de confort d’accueil ou d’intégration par exemple. Les chiffres existent, la démarche menée conjointement avec l’EVAM est construite de manière logique, rationnelle et responsable, et le projet soumis est le meilleur possible en l’état.

Mais elle ne souhaite pas jouer le jeu des opposants, qui consiste à se cacher derrière toutes les questions possibles et imaginables pour éviter la seule et unique question de ce vote : les Nyonnais sont-ils prêts à accueillir dignement sur leur territoire, à l’instar de nombreuses villes vaudoises, des femmes, des hommes et des enfants qui ont dû fuir leur pays ?

A cette question, la Municipalité in corpore répond OUI. Il est temps que notre ville assume sa part de responsabilité dans l’accueil des migrants. Et Nyon doit poursuivre dans sa ligne historique d’ouverture et d’accueil qui fait ce qu’elle est aujourd’hui.

Rectifications de certaines allégations des opposants
Foyer inadapté à l’hébergement de familles. Faux !
 
Dans le canton de Vaud, les foyers collectifs sont principalement destinés à l’accueil de familles. Leur structure et leurs aménagements sont standards. Tous les foyers de l’EVAM sont constitués de chambres pour deux à quatre personnes, avec des cuisines et des sanitaires communs. Les familles sont souvent placées dans deux, voire trois chambres contiguës et qui peuvent être reliées entre elles. Dans ces foyers, elles apprennent les us et coutumes de la vie en Suisse avant d’aller vivre en appartement.
 
L’appartement comme seule solution. Faux !
 
Loger tous les requérants d’asile dans des appartements est irréalisable et inadéquat. Irréalisable, parce que ne disposant pas d’appartements libres en suffisance, la Ville devrait en réquisitionner auprès de propriétaires, au détriment de la population nyonnaise. 
Inadéquat, parce que séjourner dans une structure collective fait intégralement partie du parcours des requérants d’asile qui arrivent dans le canton de Vaud. Cette première étape ne remplace pas la vie dans un appartement, mais la précède. L’hébergement en milieu collectif permet aux migrants de mieux s’insérer dans le pays d’accueil, grâce notamment à de nombreuses mesures mises en places spécifiquement.
 
Requérants d’asile concentrés sur un seul site. Faux !
 
Actuellement, 25 requérants d’asile – majoritairement des familles – sont logés dans 12 appartements propriétés de la Ville et répartis dans Nyon. Il existe donc une volonté claire, tant de l’EVAM que de la Municipalité, de ne pas concentrer tous les requérants d’asile sur un seul site, mais bien de poursuivre leur répartition sur l’ensemble du territoire nyonnais, tout en veillant à ne pas prétériter les Nyonnais qui recherchent des logements à loyer abordable.
 
Ce projet prétérite les Nyonnais. Faux !
 
Ce projet ne prétérite pas les Nyonnais. Cette parcelle est classée en zone d’utilité publique. On ne peut donc pas y construire des logements autres qu’un EMS. Nos séniors ne sont pas oubliés car un EMS est actuellement en projet aux Tines. Nos familles et étudiants non plus : la Municipalité mène en effet depuis plusieurs années une politique volontariste pour répondre à la pénurie en matière de logements à loyers abordables et subventionnés. Ainsi, dès 2018, 1013 logements seront mis sur le marché, dont 326 (32%) seront subventionnés, à loyer plafonné, ou encore des logements protégés.
 
Situation au centre-ville : irresponsable. Faux !
 
La bonne prise en charge des migrants, l’amélioration de leurs conditions d’hébergement, leurs possibilités de travail et d’intégration sont primordiales. Ces facteurs ont été pris en compte dans le choix de la parcelle. La situation du futur bâtiment, proche du centre, des écoles, commerces et transports publics, est en ce sens idéale. 
Grâce également à sa situation, un espace communautaire ouvert à tous est prévu dans le nouveau bâtiment. Il permettra aux migrants de créer du lien et d’engager un dialogue avec la population locale, et facilitera les actions des nombreux bénévoles déjà engagés auprès d’eux.
 
74% d’hommes seuls. Faux !
 
Ce pourcentage représente la part d’hommes migrants à l’aide d’urgence, dans l’ensemble de la Suisse. Des personnes frappées d’une décision de non-entrée en matière (NEM) ou de renvoi (déboutées). A Nyon, il s’agit prioritairement d’accueillir durablement des familles, des couples et des hommes ou femmes seuls, admis provisoirement en Suisse (permis F) ou en attente d’une autorisation définitive (permis N). Des adultes qui peuvent travailler, se former, et des enfants qui seront scolarisés. 
La dizaine de foyers du canton accueille actuellement 43% d’hommes (dont des pères de familles), 22% de femmes et 35% d’enfants. 
 
Chèque en blanc en faveur du Canton. Faux!
 
L’octroi d’un droit distinct de superficie (DDP) permet à la Ville de rester propriétaire du terrain et de bénéficier d’une rente. S’agissant d’une opération immobilière cantonale, la Municipalité, en accord avec le Canton, a décidé de procéder non pas à un plan de quartier (de compétence communale), mais à un plan d’affectation cantonal. Ce plan d’affectation cantonal sera financé et piloté par le Canton, dans la mesure où l’accueil des migrants relève de sa compétence. Mais la Municipalité, par ses Services, sera étroitement associée à l’établissement de cette planification. 
 
Bâtiment démesuré. Faux !
 
Les opposants focalisent sur le chiffre de 180 résidents, alors qu’il s’agit d’une estimation maximale, basée sur la taille de la parcelle. Une estimation donnée en toute transparence et en toute honnêteté, qui ne présage pas de la taille du foyer qui serait construit en cas de oui, le 24 septembre. La planification prévoit actuellement 120 à 140 résidents. 
 
Bloc de béton inesthétique. Faux !
 
Il n’existe pour l’heure aucun plan de bâtiment. Le projet d’architecture sera lancé en cas de oui. Rien ne permet donc de lancer une telle allégation. 
 
Sécurité balayée. Faux !
 
La Municipalité et Police Nyon Région (PNR) ne balayent en aucun cas la question sécuritaire. Bien au contraire. En plus d’être très présente aux abords de l’abri de Marens depuis son ouverture, la police intercommunale travaille très étroitement avec l’EVAM et son personnel sur place, en particulier les éducateurs et les surveillants. Ces actions se poursuivront si le projet de foyer devait aboutir.
Depuis l’ouverture en 2015 de l’abri PCi de Marens et de l’accueil de jour à Perdtemps, les incidents sont quasiment inexistants. On parle de 1 à 2 interventions mineures par mois – principalement pour nuisances sonores –, et de maximum 4 interventions depuis janvier dernier à l’accueil de jour, également pour des nuisances sonores. A noter que la moyenne mensuelle des interventions de PNR en ville de Nyon est de 500, tous cas confondus.
 
Spectre de l’abri des Tattes d’Oie. Faux !
 
A l’époque, le contexte était particulier. Face à la vague migratoire du moment, cet abri a hébergé jusqu’à 130 migrants. Uniquement des hommes seuls, déboutés, qui n’avaient rien à perdre car sans aucun espoir de rester en Suisse. Le Canton et l’EVAM en ont depuis tiré les leçons. Le foyer accueillera des familles, couples, femmes et hommes seuls, qui seront soit en attente d’une décision de la Confédération (permis N), soit au bénéfice d’un permis F. Ces statuts permettent d’aller à l’école, de suivre une formation et de travailler.
 
Risque de ghettoïsation. Faux !
 
L’expérience démontre que l’hébergement en foyer ne favorise ni communautarisme ni exclusion, pas plus qu’il n’engendre davantage de nuisances et d’incivilités qu’ailleurs. Au sein d’un foyer, les migrants sont entourés par différents professionnels, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en particulier des assistants sociaux et des surveillants. Des bénévoles viennent compléter l’encadrement. La situation au centre-ville permettra justement, au travers des activités de l’EVAM et des bénévoles, d’éviter le communautarisme tant décrié.
Par ailleurs, la diversité et l’échange entre familles, couples, femmes et hommes seuls, favorise un véritable équilibre social, meilleur garant d’un cadre de vie apaisé.
 
50 ans fermes. Faux !
 
On ne peut pas demander à l’EVAM d’investir beaucoup sur une courte durée si l’on veut un bâtiment esthétique et de qualité à l’entrée de la ville. Un DDP de 50 ans est déjà d’une durée inférieure à un DDP habituel pour du logement.
L’architecture du bâtiment sera pensée de façon à faciliter une autre utilisation dans le cas où le centre pour l’accueil de migrants devait un jour fermer ses portes. Le bâtiment pourra ainsi être réaffecté à d’autres buts d’utilité publique en engageant des investissements limités.
 
Les Nyonnais n’auront plus leur mot à dire. Faux !
 
Le projet approuvé par le Conseil communal présente l’ensemble des informations dont la Municipalité dispose à ce stade, comme pour chaque objet qu’elle lui soumet. La méthode et la manière ne sont pas différents que pour les autres projets comparables, par exemple lorsqu’elle a proposé l’octroi d’un terrain (droit de superficie) pour un EMS aux Tines. Et la suite du projet (élaboration d’un plan d’affectation cantonal, mises à l’enquête, etc.) permettra aux citoyens de se prononcer sur celui-ci au fur et à mesure de son avancement. 
 
D’autres solutions existent. Faux !
 
Actuellement, il n’existe pas d’alternative à ce projet. En cas de non, la Municipalité, pour remplir ses obligations, devrait s’atteler à trouver une autre solution, avec le risque que le nouveau projet soit moins bon que celui proposé aujourd’hui, tant pour les migrants que pour les Nyonnais.
En outre, s’opposer à ce projet serait s’exposer à de nouvelles réquisitions d’abris de protection civile par le Canton. Ni les autorités ni les habitants n’auraient alors leur mot à dire.
 

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