Prévention

- Consigne en cas d'incendie (PDF - 265.75 Ko)
- Accès pour les véhicules des sapeurs-pompiers (PDF - 561.85 Ko)
- consignes en cas d'incendie (version a imprimer) (PDF - 563.76 Ko)
- Faciles à installer, les détecteurs de fumée peuvent sauver des vies. (PDF - 598.52 Ko)
Les sapeurs-pompiers sont régulièrement confrontés à des personnes grièvement blessées ou décédées dans des feux d’appartement. Malheureusement, les gens sont convaincus qu’ils auront toujours le temps de quitter leur logement si un feu s’y déclare. Mais souvent, c’est déjà trop tard.
En Suisse, on déplore chaque année en moyenne 20'000 incendies. Trente personnes y perdent la vie, et, dans 90% des cas, ce n’est pas à cause des flammes. La population sait que les flammes sont dangereuses, mais elle sous-estime le danger que représente la fumée. C’est une menace sournoise. Le monoxyde de carbone prend la place de l’oxygène dans le sang. Ce qui peut provoquer la perte de connaissance et empêcher les victimes de s'enfuir. En outre, d’autres gaz toxiques inhalés avec la fumée pénètrent dans l’organisme. Ces gaz endommagent les poumons et un œdème pulmonaire peut survenir après plusieurs heures, voire un jour plus tard.
En janvier 2010, à Olten, une femme de 68 ans a été surprise par le feu alors qu’elle était dans son lit. Elle a inhalé de la fumée et subi des brûlures. Bien qu’elle fut rapidement transférée dans une clinique spécialisée, elle décéda le lendemain.
On ne perçoit pas la fumée pendant le sommeil
Un détecteur de fumée aurait peut-être pu sauver la vie de cette personne. Le signal acoustique strident réveille les dormeurs, alors que l’odeur de la fumée, aussi âcre soit-elle, ne parvient pas à les tirer de leur sommeil. L’odorat est en quelque sorte en veilleuse pendant que nous dormons. La plupart des victimes ne se réveillent pas et sont progressivement anesthésiées par la fumée. Et espérer que le chat donnera l’alerte peut s’avérer fatal.
Malgré tout, très peu de ménages privés sont équipés de détecteurs de fumée en Suisse, alors qu’ils ne coûtent guère plus de 30 francs. En outre, l’installation est un jeu d’enfant. Il suffit de fixer deux vis dans le plafond, de glisser la pile dans le dispositif et de le placer dans son support en opérant un quart de tour. C’est dans la nature humaine de se dire qu’il ne nous arrivera rien, chez nous, à la maison.
Aux Etats-Unis, le nombre de décès suite à un incendie n’a diminué de manière spectaculaire que lorsque l’installation de détecteurs de fumée est devenue obligatoire. Nous devons sensibiliser la population aux risques afin qu’elle décide d’installer des détecteurs de fumée de son propre chef.
Installation simple
Les détecteurs de fumée sont très simples à installer. Un détecteur au corridor à chaque étage procure une protection minimale. Les chambres à coucher et chambres d’enfant sont également prioritaires. Testés et entretenus régulièrement, ces dispositifs ont une durée de vie de dix ans. Ils sont disponibles auprès des commerces spécialisés ou via le web (www.signalfumee.ch, par exemple). Veiller à n’acheter que des appareils de qualité, dûment certifiés.
Beaucoup d’automobilistes ne savent pas comment se comporter face aux véhicules prioritaires. Ces quelques lignes vont vous permettre d’avoir les bons réflexes et de connaître quelques principes.
En ville
Comme la plupart des grandes villes de notre pays, celle-ci comportent certaines rues et places étroites, d’accès peu aisé.
Le stationnement dans ces endroits doit être strictement limité aux seuls emplacements prévus. Les stationnements en deuxième position représentent un obstacle considérable au trafic normal. Le trafic prioritaire (sapeurs-pompiers, police, ambulance) ne devrait pas avoir à souffrir de retard par la faute d’automobilistes qui auraient mal garé leur véhicule.
L’insouciance ou la négligence de quelques conducteurs peuvent mettre en danger de nombreuses vies humaines.
Si les règles de stationnement sont strictement observées, les véhicules prioritaires peuvent emprunter tous les axes de circulation conduisant vers le lieu du sinistre.
Pensez que:
- Pour passer avec une échelle-automobile ou un véhicule tonne-pompe, il faut une largeur d’environ 3,50 mètres.
- Une marge supplémentaire est nécessaire dans les courbes; dans bien des cas, une seule voiture stationnée dans un virage empêche le passage des véhicules.
- Pour être utilisable, une échelle-automobile doit arriver au pied du bâtiment sinistré !
- Il est trop tard de déplacer votre véhicule lorsque vous entendez arriver les sapeurs-pompiers!
Sur l’autoroute
Pour permettre aux véhicules d’intervention de gagner l’emplacement d’un accident : ménagez un couloir pour les secours!
Les embouteillages sont relativement fréquents sur les autoroutes. Ils bloquent les véhicules sur plusieurs files parallèles.
En raison de la présence des tunnels notamment, nos autoroutes sont, par endroit, dépourvues de bandes d’arrêt. En outre, lorsque ces dernières existent, il se peut qu’elles soient encombrées par divers obstacles. Il n’est dès lors pas possible de les utiliser pour le passage des véhicules de secours. Pour que ces derniers puissent intervenir rapidement, les usagés ont l’obligation de ménager un couloir entre les files de véhicules circulant dans la même direction.
Un véhicule de secours se présente dans mon rétroviseur…
Il se peut qu’une fois vous vous retrouviez avec un véhicule de secours avec feux bleus et sirènes juste derrière vous. Dans ce cas là, beaucoup d’automobilistes ne savent pas ce qu’ils doivent faire et commettent des erreurs.
Voici en quelques points la marche à suivre, dans la mesure du possible :
- Rangez-vous sur le bord de la chaussée tout en actionnant le clignoteur pour prévenir de votre manoeuvre.
- Si cela n’est pas possible, continuez d’avancer jusqu’à ce que vous puissiez vous ranger ou changer de direction.
- Veillez à toujours indiquer votre démarche (changements de direction…) en actionnant votre clignoteur, ceci afin d’éviter une mauvaise compréhension de la part du véhicule d’urgence vous précédant.
- Sachez que si vous ne donnez pas la priorité à un véhicule d’urgence ayant feux bleus et sirènes, vous pourrez être poursuivi juridiquement.
Bon à savoir
Pour que le conducteur d’un véhicule puisse déroger aux règles de la circulation et bénéficier du droit de priorité, le feu bleu et l’avertisseur à deux tons alternés doivent être actionnés simultanément. Dès lors, à l’approche de tout lieu à risque (intersection) ou en présence de danger potentiel (piétons), tous les attributs spéciaux doivent être actionnés.
Lors d’interventions nocturnes, le conducteur ne bénéficie d’aucun droit de priorité tant que seul le feu bleu est enclenché.
Les avertisseurs spéciaux ne peuvent être actionnés que si la course est urgente et officielle. La course officielle est destinée à l’accomplissement de la tâche des services d’urgence et non pas à la commodité personnelle (retour d’intervention, par exemple).
Est réputée urgente une course destinée à se déplacer rapidement pour sauver des vies humaines ou protéger des biens importants. La course ne doit pas seulement être urgente, mais les conditions du trafic doivent être si défavorables qu’un retard important et préjudiciable en résulterait si l’on ne dérogeait aux règles et au droit de priorité.
Le fait d’avertir les autres usagers de la route ne dispense pas le conducteur d’un véhicule prioritaire d’adapter sa conduite aux conditions du moment.
Lors de courses officielles urgentes, le conducteur d’un véhicule qui aura donné les signaux d’avertissement nécessaires et observé la prudence que lui imposaient les circonstances ne sera pas puni pour avoir enfreint les règles de la circulation.
La priorité revendiquée ne lui sera acquise que lorsqu’il se sera assuré que tout usager l’a vu et a compris ce qui est en train de se passer. Au besoin, le conducteur du véhicule prioritaire s’arrêtera (à une intersection, par exemple, surtout si la signalisation lumineuse le concernant est à la phase rouge).
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