Plantes exotiques envahissantes

© Ville de Nyon
- Néopyhtes envahissantes: liste des plantes ODE 2008 (PDF - 2.05 Mo)
On entend par plantes exotiques envahissantes les espèces qui, introduites en Suisse après 1500 (plantes néophytes) de manière volontaire (jardin botanique, plantes d'ornement) ou accidentelle (transport de marchandises), provenant d'autres continents (Asie, Amérique du Nord, Afrique) pourraient se propager en Suisse et atteindre une densité de peuplement susceptible de porter atteinte à la diversité biologique et à l'utilisation durable de ses éléments ou mettre en danger l'être humain, les animaux et l'environnement.
Certaines plantes causent de graves problèmes de santé comme l'Ambroisie ou la Berce du Caucase, ou des problèmes écologiques par concurrence avec des espèces indigènes comme le Buddleia de David, la Renouée du Japon ou le Solidage du Canada.
La Renouée du Japon est nommée sur la liste noire.
Elle a été introduite d'Extrême-Orient au 19ème siècle comme plante ornementale et fourragère. La plante s'est facilement échappée des jardins, s'est répandue très rapidement et colonise actuellement toute la Suisse, région de plaine comme de montagne.
Elle colonise de préférence les abords de cours d'eau. Par sa croissance très rapide, en moyenne 10 cm par jour, et la formation de populations denses, elle menace la flore indigène des rives de cours d'eau et sa faune associée.
La Renouée nuit par ailleurs fortement aux fonctions hydro-écologiques des cours d'eau, en particulier vis-à-vis de la stabilité des berges. En effet, les tiges aériennes meurent en hiver et laissent les berges exposées à l'érosion, laissant présager des frais conséquents de remise en état future. L'écoulement du cours d'eau peut s'en retrouver perturbé.
La première liste comprend les plantes exotiques envahissantes de Suisse qui causent actuellement des dommages au niveau de la diversité biologique, de la santé et/ou de l'économie.
La Watch List représente des plantes exotiques envahissantes de Suisse qui ont le potentiel de causer des dommages; elles créent déjà des problèmes dans les pays voisins et/ou figurent sur une liste officielle dans les pays.
La révision, en octobre 2008, de l'Ordonnance sur la dissémination dans l'environnement (ODE) fournit la base juridique.
Ces plantes doivent être retirées immédiatement de l'assortiment de vente et éliminées de façon appropriée.
Les plantes déjà plantées ne doivent pas être déterrées (excepté l'ambroisie qui doit dans tous les cas être signalée et combattue), mais ne peuvent en aucun cas être soignées pour la culture.
Les services compétents ciblent dès lors des mesures préventives avec pour principal objectif de contenir et d'affaiblir les foyers existants et la préservation des secteurs non envahis.
Ce printemps 2010, ils ont procédés à un arrachage précoce des jeunes plants, puis à une fauche durant l'été. Elle sera suivie d'une seconde fauche à l'automne.
Des essais d’éradication avec de nouvelles techniques de lutte seront par ailleurs entrepris sur les plus gros foyers
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