Nature en ville

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- Assainir les bâtiments en protégeant les oiseaux et les chauves-souris (PDF - 835.85 Ko)
Au coin de nos rues se trouve une richesse biologique insoupçonnée.
La ville présente en effet une diversité d’habitats – vieux arbres, pelouses, haies, cours d'eau – très élevée sur un espace relativement restreint. L’offre alimentaire – composts, déchets – y est par ailleurs abondante.
La nature en ville offre bien d’autres qualités, elle bénéficie à tous. Les arbres protègent des expositions environnementales – pollution de l’air – et la végétation fait office de régulateur de microclimat, en mesure de réduire la chaleur en cas de canicule, au contraire des surfaces minérales.
Une ville se doit ainsi de tenir compte des nécessités de préservation de la biodiversité dans leur développement urbain. Les toitures, les balcons, les jardins, les parcs ou encore les places représentent un immense potentiel pour la favoriser. Les toits et façades peuvent être végétalisés, les jardins et espaces verts enrichis avec buissons et plantes indigènes.
Pour assurer la diversité, la survie et la circulation des espèces, les parcs, prairies, haies et vergers existants doivent être mis en réseau et reliés à la nature environnante.
Le potentiel écologique de la ville est grand. Si ces conditions sont favorables aux espèces habituées à l’homme, elles ne suffisent pas à maintenir des espèces plus sensibles : oiseaux, amphibiens, reptiles, escargots, papillons. Quelques mesures à adopter:
- jardinez au naturel, adoptez quelques bonnes pratiques qui favorisent la survie des hérissons, des oiseaux, des papillons et de la biodiversité en général;
- évitez l’usage des pesticides, préférer un organique (compost) à un engrais chimique.
- si vous envisagez de planter une haie, préférez les buissons indigènes qui produiront des fleurs et baies pour nourrir papillons et oiseaux (voir ci-contre le Guide du jardin naturel et la Charte des jardins).
- optez pour des toitures plates végétalisées. Elles constituent, suivant leur conception, des habitats semblables aux milieux pionniers. Cinq centimètres de terre végétale suffisent à créer de véritables espaces de biodiversité miniatures;
- par leur capacité de rétention, elles permettent une régulation des débits hydriques. Elles influencent par ailleurs positivement la température d’un logement. Il fait plus frais en été et vos coûts de chauffage en hiver s’en trouvent diminués.
À cette fin, la Munipalité prévoit de lancer un inventaire des valeurs biologiques qui permettra à l'administration d'identifier l'ensemble des zones et espèces prioritaires et servira de base à l'établissement d'une stratégie globale de protection de la biodiversité à Nyon.
Vous étudiez régulièrement la nature en ville? Votre jardin accueille des espèces remarquables? Faites-nous part de vos observations! Et contribuez ainsi à l’inventaire des valeurs biologiques de la ville de Nyon.
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