Jardiner au naturel
Le printemps est là ! Le moment est venu de planter, entretenir, nettoyer et peut-être de renoncer à certaines habitudes pour tester quelques nouvelles pratiques.
Entretenir sans herbicides
Les herbicides ou désherbants sont des produits particulièrement nocifs pour la santé humaine, l’eau et l’environnement en général.
Ils sont encore souvent employés dans nos jardins malgré une interdiction totale d’usage depuis 2001 sur les routes, chemins, places et abords, dans l’objectif de protéger les eaux souterraines et les eaux potables.
En effet, sur les surfaces en dur, ces substances chimiques ne s’infiltrent pas dans le sol. Elles ruissellent jusqu’aux grilles d’eau claire et canalisations pour finir dans les lacs et cours d’eau. Le milieu naturel, la faune benthique* et piscicole en particulier, en subit l’impact.
Notons que l’interdiction ne s’applique pas aux surfaces végétalisées (pelouses, plates-bandes, etc.). La structure du sol permet en effet de retenir ces substances chimiques avant qu’elles ne parviennent dans les eaux souterraines.
Demandez le guide
La Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) a publié le Guide du jardin au naturel, le plein de solutions pour se passer de pesticides au jardin (voir lien ci-contre).
* Ensemble de la faune d’invertébrés vivant sur ou dans le fond du lac ou des rivières (mollusques, vers, larves d’insectes, etc.). Sources: CIPEL.
Les «mauvaises herbes» sont avant tout des plantes sauvages, utiles qui plus est! Habitat et source de nourriture pour les insectes, elles sont également utiles à l’homme et encore souvent utilisées en pharmacie.
Si vous devez à tout prix désherber une surface, renoncez à tout emploi de substances toxiques. Balayez régulièrement pour disperser la terre et empêcher les plantes de germer. Arrachez la plante et ses racines à la main et sarclez sans relâche.
Si la petite faune – hérissons, oiseaux, lézards, papillons – trouvait jusqu’alors de quoi se nourrir, se reproduire et passer l’hiver en périphérie des habitations, elle fait face aujourd’hui à une raréfaction de ces lieux sous la pression de l’urbanisation. Haies indigènes, vieux arbres, prairies non fauchées, tas de branches et de pierres sont importants pour la faune. Sans compter qu’ils donneront à votre jardin un air de nature en ville très actuel.
Pour en savoir plus, voir le lien ci-contre.
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