Le pigeon des villes
Le pigeon des villes - forme domestique du pigeon biset - a conquis la plupart de nos agglomérations. C’est l’une des espèces commensales de l’homme les mieux adaptées à l’environnement urbain. Les deux sexes ont un plumage identique, très variable dans sa coloration. Le pigeon domestique est omnivore. Il consomme des graines, des petits fruits, des pousses de végétaux, ainsi que toutes sortes de détritus. C’est un oiseau opportuniste qui profite des déchets laissés par l’homme.
Les couples de pigeons se forment pour la vie et sont fidèles à leur site de nidification. La reproduction a lieu durant toute l’année, mais est moindre lors de la mue au mois d’octobre. Le nid est formé d’une coupe lâche, construit avec des branchages, des débris végétaux, des plumes, etc. Un couple de pigeons peut avoir 7 à 9 nichées par an, ce qui représente jusqu’à 12 jeunes par couple et par année. Les jeunes s’établissent souvent à proximité du lieu de leur naissance. Cependant, des études montrent qu’environ 95% de ces derniers meurent au cours de la première année.
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Données biométriques |
Nidification |
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Le pigeon des villes (Columba livia domestica) est le descendant du véritable pigeon biset sauvage qui est devenu extrêmement rare en Europe. L’adaptation de ce colombidé sédentaire à des situations de vie difficile est particulièrement développée. La forme domestique est originaire d’Europe et a colonisé toutes les villes du monde. Le pigeon est dépendant de la présence de l’homme, notamment pour la nourriture et la nidification. Toutefois, le nombre de pigeons qui ont conquis nos villes et villages est parfois si important qu’il est considéré comme une nuisance. L’explosion des populations en milieu urbain est due essentiellement à la nourriture distribuée volontairement ou involontairement par les citadins.
Nuisances et risques sanitaires
Les pigeons des villes provoquent de nombreuses nuisances, surtout en cas de surpopulation. Les fientes laissent des salissures indésirables et peuvent provoquer de fortes dégradations sur les bâtiments et monuments à cause de leur acidité. Les roucoulements occasionnent des dérangements sonores pour les habitants (voir la page gestion des pigeons).
D’autre part, les pigeons peuvent être porteurs de certaines maladies ou parasites, tels que l’ornithose ou la salmonellose. Les fientes ont un pouvoir allergène et peuvent également représenter un risque pour la santé des personnes sensibles.
La gestion des pigeons
De nombreuses méthodes ont été testées pour tenter de réguler les populations de pigeons dans les villes. La mise en place de mesures actives, tels tir, empoisonnement, capture, répulsifs olfactifs ou acoustiques, pose de piques, fils ou filets, se sont avérés peu fiables, voire inutiles. La distribution de graines anticonceptionnelles est d’une efficacité limitée. Les pigeonniers représentent l’une des meilleures solutions pour limiter l’expansion des pigeons pour autant qu’ils soient accompagnés de mesures complémentaires ciblées. Les mesures mises en place respecteront toujours la loi fédérale sur la protection des animaux mise à jour le 1er septembre 2008 (LPA).
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