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Temple de Nyon - Restauration

Temple de Nyon Demande d’un crédit de réalisation pour la restauration générale du monument

 

Description du projet

La réouverture du temple restauré, nouvelle étape pour la mise en valeur de la vieille ville de Nyon

Après la spectaculaire rénovation du château et de son esplanade de 1999 à 2006, le Conseil communal demande en 2007 à la Municipalité de donner suite à son postulat pour la réfection du temple de Nyon. Cet édifice, d’importance majeure du patrimoine de la ville, est classé avec la mention 1 sur le registre cantonal des monuments historiques.

En effet, le monument n’a pas connu de restauration importante depuis près d’un siècle et il devient urgent de procéder à un assainissement de l’édifice. La vétusté générale des équipements techniques, tel que le chauffage, l’éclairage, la sonorisation et l’installation électrique, l’aspect sombre et peu engageant de l’espace encombré par la trop imposante galerie des orgues, mais surtout l’urgence de procéder à un important travail de conservation des façades, sont autant de demandes, pour certaines urgentes, émanant des utilisateurs et même du canton.

Après que le Conseil communal ait accordé un crédit de 235'000 CHF pour l’établissement d’un diagnostic et la sélection d’un mandataire expérimenté, un autre crédit de 590'000 CHF a permis de mettre au travail les architectes et un groupe pluridisciplinaire de spécialistes. Une commission de construction chargée de superviser le développement des études, constituée des architectes mandataires, experts du Canton et de la Confédération, déléguée de la Paroisse, pasteur, organiste, représentants du Maître de l'ouvrage et de la Municipalité, s’est réunie plus d'une vingtaine de fois pour suivre et gérer l’élaboration du projet de restauration qui sera devisé à 6'900'000 CHF.

Le crédit de réalisation a été accordé début 2013 et les travaux menés par le groupement d’architectes lauréats Amsler - Glatz & Delachaux pendant 3 ans et demi sont maintenant terminés.

 

L’espace et la lumière

Les architectes ont organisé la restauration autour de trois axes ; les aménagements extérieurs, les améliorations fonctionnelles et la restauration proprement dite, mais tous les éléments du projet vont dans le sens d’une clarification des espaces intérieurs et extérieurs du temple. Le redimensionnement de la galerie des orgues, une réflexion sur la lumière naturelle et l’éclairage, le nettoyage ou la restauration des enduits, fresques et vitraux, la simplification de la disposition du revêtement de sol, la flexibilité dans la disposition des bancs, le réenduisage de la voute du chœur, le repositionnement de ses deux emmarchements, la modernisation et la dissimulation des installations techniques, sont autant d’interventions visant un retour à l’essentiel que sont l’espace et la lumière.

Ces multiples actions vers plus de simplicité ont également conduit à la mise en valeur des éléments marquants du temple, tels que l’architecture romane du chœur, sa fresque romane de la Pentecôte, la nef nervurée gothique du XVème siècle, le buffet classique français des orgues de Samson Scherrer datant de 1780 ou encore les vitraux réalisés en deux étapes par François de Ribeaupierre en 1926 et 1937.

La mise en valeur de l’espace intérieur s’accompagne d’une nouvelle flexibilité d’utilisation. En effet, le temple est maintenant doté de techniques de chauffage, d’éclairage et de sonorisation d’une grande discrétion, qui conviennent à toutes les configurations spatiales. Ainsi, la disposition dite « réformée » de l’assemblée pour le culte, en fer à cheval sur l’axe transversal de la nef,  redevient de mise à Nyon, mais il sera possible de glisser et pivoter les bancs très simplement pour retrouver une disposition axiale, dans un sens ou dans l’autre, pour les manifestations qui le nécessitent.

 

Redonner au temple sa place dans la ville

Les aménagements extérieurs étaient l’autre élément important du projet. Il faut savoir que le temple n’a pas toujours été un édifice isolé sur une place. L’Eglise Notre-Dame formait au moyen-âge, avec les bâtiments du prieuré, un ensemble conventuel comprenant un cloître et un cimetière, composant avec le tissu de la ville des espaces différentiés et clairement délimités. Au sortir du 20ème siècle, l’espace urbain autour du temple, un peu isolé et mal défini, résultait de démolitions successives et d’impératifs liés à la circulation des voitures. Le bâtiment semblait détaché de la ville et ses abords ne permettaient pas une bonne appropriation des lieux par les personnes.

Ainsi, le projet des aménagements extérieurs du temple visait à lui redonner sa place dans la ville.

Les architectes ont procédé à minima, en démolissant les aménagements qui perturbaient la relation spatiale du temple avec les espaces publics. Les aménagements, rue du Temple, favorisant les voitures sont remplacés par une belle extension du pavage, intégrant des plages lisses pour le passage des personnes à mobilité réduite.

Des arbres et des bancs créent un nouvel esprit autour du temple, favorable aux piétons.

Une borne tactile accueille les visiteurs avec un contenu didactique et d’information sur les évènements cultuels et culturels à venir.

 

Les orgues

La réalisation des orgues du temple fut confiée à Samson Scherrer en 1778, alors qu’il réalise une même mission pour l’église Sainte-Claire de Vevey. Ce dernier propose alors pour le temple de Nyon une réplique de l’instrument de Vevey, comprenant douze registres alimentés par quatre soufflets mécaniques.

Il est intéressant de noter, qu’à l’époque, le financement du montant considérable de ces travaux, fut assuré par une souscription accompagnée de collectes.

Lors du diagnostic en 2008, après bien des ajouts et transformations, il ne reste rien des orgues de Scherrer, si ce n’est son buffet, qui est un élément important du temple et doit être classé monument historique d’importance nationale. Les études menées ont montré qu’il n’était pas raisonnable de procéder à une rénovation coûteuse de cet instrument, devenu hétéroclite et surfait, dont la majeure partie de la tuyauterie datant de 1963 n’était pas d’excellente facture.

Suite à l’appel d’offre international lancé par la Commission de construction, c’est le nom prestigieux des Ateliers Quoirin qui est venu s’ajouter à l’histoire des orgues du temple de Nyon.

Le magnifique buffet a été soigneusement restauré et l’instrument entièrement repensé en adéquation avec le buffet historique, de tradition classique française.

Pour ces travaux sur les orgues, la Commune est aidée par la Confédération, qui a subventionné les travaux de restauration en général, et par la Fondation Goblet de Nyon.

 

Adresse

Rue du Temple 4, Nyon

Calendrier

Etude                             :    janvier 2011– novembre 2012

Réalisation                      :    janvier 2013 – novembre 2016

Service responsable

Architecture et bâtiments

Service partenaire

Travaux, Environnement & Mobilité pour les aménagements extérieurs

Mandataires

Architectes:                     Communauté d’architectes Christophe Amsler, Lausanne                                                                      et Glatz & Delachaux  SA, Nyon

Archéologue :                   Archéotech SA, Epalinges

Restaurateurs :                 Atelier St Dismas, Lausanne

Expert enduits :                Roger Simond, Tannay

Expert pierre :                   Atelier Lithos, Lausanne

Ingénieur civil :                 Jean-pierre Schorp, Trélex

Ingénieur bois :                 Jeannet Marc, Moiry

Ingénieur géotechnicien :   Karakas & Français SA, Lausanne

Ingénieur électricien :        Thorsen Sàrl, Aubonne

Ingénieur Lumière :           Michele Dalla Favera

Ingénieur chauffage :        Olivier Zahn, Crissier

Ingénieur acoustique :       Eco Acoustique SA, Lausanne

Historienne :                    Catherine Schmutz, Lausanne

Historienne :                     Anna Perducci

Historienne couverture :    Michèle Grote

Expert fédéral :                 Bernard Zumthor

Expert cantonal :              Ulrich Doepper

Expert fédéral orgues :      Andreas Zwingli

Expert fédéral vitraux :      Stefan Trümpler

Experte fédérale

Campanologue :               Fabienne Hoffmann

Expert cantonal

Conservateur :                  Yannick Dellea

                                          

Crédits

Préavis N°2008/062: Crédit pou le diagnostic de CHF 235'000

Préavis N°2010/189: Crédit d’études de CHF 690’000

Préavis N°2012/085: Crédit de réalisation de CHF 6'900'000