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LA BD Alix au Musée romain

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Municipalité de Nyon - 7 juin 2012
Du 9 juin 2012 au 15 avril 2013, le Musée romain de Nyon présente «ArchéoAlix. L’Antiquité imag(in)ée par Jacques Martin». Le vernissage de l'exposition a lieu vendredi 8 juin, dès 18h30.

Alix… vous connaissez ?
Que ce nom vous soit inconnu ou qu’il évoque l’Antiquité et de palpitantes intrigues qui vous ont tenu en haleine, Alix vous invite au Musée romain de Nyon. Laissez-vous entraîner dans les pas de ce jeune héros, né en 1948 sous la plume de Jacques Martin, qui l’inventa alors pour le journal Tintin.

Jacques Martin, l’un des trois grands des Studios Hergé
Disparu à Orbe en 2010, collaborateur d’Hergé dès 1948 au journal Tintin, comme Edgar P. Jacobs, puis pilier des Studios Hergé, Jacques Martin fut l’un des principaux acteurs du développement de la bande dessinée francophone au lendemain de la 2e Guerre mondiale.

Un autodidacte passionné d’histoire
Passionné d’histoire, celui que certains nommèrent le « père de la bande dessinée historique » créa notamment la série des aventures d’« Alix », un jeune héros dont les exploits sont situés dans l’Antiquité romaine. Il créera ensuite d’autres héros dont les aventures se placent à diverses périodes historiques.

Lorsqu’il imagine Alix, Jacques Martin n’a aucune formation en histoire. C’est en autodidacte qu’il cultive son intérêt pour cette discipline qu’il découvre d’abord par la lecture de romans comme Salammbô, de Gustave Flaubert.
A la recherche de l’Antiquité perdue La manière dont Jacques Martin traite et conçoit le contexte historique dans lequel se déroulent les aventures de son héros Alix est très différente de celle, par exemple, des auteurs de la série des « Astérix ».

Si ceux-ci utilisent l’Antiquité et ses personnages emblématiques comme toile de fond pour faire fleurir les gags, l’ambition de « coller » à la réalité historique s’est assez vite imposée à Jacques Martin. Il se met à consulter des ouvrages en bibliothèque, à acheter des livres, à se nourrir de célèbres péplums comme Ben Hur ou Spartacus, à copier images et gravures dans des ouvrages anciens et à constituer, en bon émule d’Hergé, des fiches manuscrites récapitulatives.

Mais ses sources, souvent disparates, ne sont pas toujours d’actualité, leur fiabilité est variable et leur usage n’est pas toujours bien cadré : quelques spectaculaires anachronismes, surtout dans les premières aventures, en témoignent !

Au carrefour de l’histoire et de l’imaginaire
Malgré ces écueils, Jacques Martin dessina pour sa créature, parachutée à l’époque de Jules César, une Antiquité qu’il a voulue fidèle à la réalité historique. Cheminer entre reconstitution archéologique et récit d’aventure par le dessin, qui exige des choix tranchés, crée un dynamique au sein de laquelle il faut trouver l’équilibre. Cette recherche est au coeur de l’oeuvre du père d’Alix, dont la longévité créatrice est remarquable.

Alix après Jacques Martin
Touché par une maladie du globe oculaire, Jacques Martin fut contraint d’abandonner progressivement le dessin. C’est ainsi qu’il forma plusieurs dessinateurs qui furent chargés de reprendre, sous sa supervision, le dessin des aventures dont il continua d’élaborer les scénarios. Contrairement à Hergé, Jacques Martin a désiré que ses personnages lui survivent.

Afin de respecter ce désir et d’assurer la parution de nouvelles aventures après son décès, un comité chargé de veiller à la qualité des scénarios et des oeuvres à paraître, a été créé avec ses enfants et son éditeur (Casterman). Des dessinateurs formés par Jacques Martin lui-même sont à même de poursuivre son oeuvre.

Pourquoi Alix au Musée romain de Nyon ?
D’âpres discussions n’ont pas manqué autour du mariage complexe entre rigueur scientifique et oeuvre de fiction, et l’Antiquité imag(in)ée dans laquelle évolue Alix ne peut être considérée comme un reflet exact de ce que fut la réalité du monde antique. Mais les aventures du jeune Gaulois d’origine ont fasciné beaucoup d’amateurs d’Antiquité et de professionnels de l’archéologie. Elles ont éveillé chez de nombreux lecteurs le goût pour l’histoire ancienne et,
sans convertir de nombreux futurs cosmonautes en archéologues ( ! ), sont à l’origine de quelques vocations. La popularité de ces aventures et la longévité de ce héros justifient, si besoin était, l’intérêt que le Musée romain a décidé de porter au « phénomène Alix » et à sa naissance.

Scénario et scénographie
La conception scientifique de l’exposition a été confiée à Christophe Goumand, avec lequel le Musée organise depuis 1999 le Festival du film d’archéologie. Passionné d’archéologie et actif dans le domaine de la diffusion de cette discipline par le film, Christophe Goumand a bien connu Jacques Martin dont les albums ont marqué son enfance et son adolescence. Il a rencontré à plusieurs reprises le père d’Alix, l’a filmé et a tissé des liens avec son entourage familial et professionnel.

Marc Azéma, spécialiste d’archéologie préhistorique et réalisateur de films, a réalisé une vidéo qui allie reconstitution 3D et voyages d’Alix. Après avoir réalisé une exposition consacrée au capitaine Blake et au professeur Mortimer, d’autres héros entraînés sur le terrain de l’archéologie par Edgar P. Jacobs, collaborateur d’Hergé comme Jacques Martin, il est avec Christophe Goumand à l’origine de l’idée de l’exposition « ArchéoAlix ».

L’intervention d’un scénographe pour adapter un type d’exposition inédit pour le Musée romain, dans son cadre nouvellement rénové, était nécessaire. C’est ainsi que Pierre-Alain Bertola, à la fois illustrateur, graphiste, scénographe et grand connaisseur du dessin et de la bande dessinée, apporte son regard et ses compétences polyvalentes particulièrement précieuses pour ce projet.

A découvrir dans l’exposition

  • Une vingtaine de planches originales en relation avec l’Antiquité gréco-romaine.
  • De nombreux documents et dessins originaux, appuyés par une dizaine de panneaux thématiques, qui retracent et illustrent le travail de Jacques Martin et son évolution, la naissance, la vie et la postérité de son héros Alix, ainsi que la manière dont l’auteur a mis en oeuvre ses efforts de reconstitution du contexte dans lequel évolue son héros.
  • Plusieurs éléments de films et d’extraits audio-visuels tournés avec Jacques Martin, autour de son travail et de la réception de celui-ci.
  • Un court film incluant un voyage en 3D à la suite d’Alix dans le monde antique.
  • Une évocation du bureau et de la bibliothèque de travail de Jacques Martin, avec des documents montrant la manière dont il créait et réalisait les aventures de ses héros.
     

Alix s’introduit au Musée
Désireux de prendre le large et quelques libertés avec la science, le Musée livre son espace et son propos, le temps de l’exposition, au monde (semi-)imaginaire de la BD dite historique. Il confie à Alix l’illustration des panneaux de son exposition permanente…

En connivence avec les bibliothèques
Un coin lecture préparé par les bibliothèques de Nyon attend visiteuses et visiteurs de 7 à 77 ans et plus, sans modération.